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by/par 2 SOLITUDES
Published/Publié 09/5/2007
Né à Agen, dans le Lot-et-Garonne, en novembre 1953, de parents d'origine italienne (du Frioul exactement), Francis grandit à Astaffort, où il vit encore aujourd'hui avec sa femme et ses enfants.
Petite Marie - Francis Cabrel
Petite Marie, je parle de toi Parce qu'avec ta petite voix Tes petites manies, tu as versé sur ma vie Des milliers de roses
Petite furie, je me bats pour toi Pour que dans dix mille ans de ça On se retrouve à l'abri, sous un ciel aussi joli Que des milliers de roses
Je viens du ciel et les étoiles entre elles Ne parlent que de toi D'un musicien qui fait jouer ses mains Sur un morceau de bois De leur amour plus bleu que le ciel autour
Petite Marie, je t'attends transi Sous une tuile de ton toit Le vent de la nuit froide me renvoie la ballade Que j'avais écrite pour toi
Petite furie, tu dis que la vie C'est une bague à chaque doigt Au soleil de Floride, moi mes poches sont vides Et mes yeux pleurent de froid
Je viens du ciel et les étoiles entre elles Ne parlent que de toi D'un musicien qui fait jouer ses mains Sur un morceau de bois De leur amour plus bleu que le ciel autour
Dans la pénombre de ta rue Petite Marie, m'entends-tu ? Je n'attends plus que toi pour partir...
Dans la pénombre de ta rue Petite Marie, m'entends-tu ? Je n'attends plus que toi pour partir...
Je viens du ciel et les étoiles entre elles Ne parlent que de toi D'un musicien qui fait jouer ses mains Sur un morceau de bois De leur amour plus bleu que le ciel autour
L'encre de tes yeux - Francis Cabrel
Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux Puisqu'on est fous, puisqu'on est seuls Puisqu'ils sont si nombreux Même la morale parle pour eux J'aimerais quand même te dire Tout ce que j'ai pu écrire Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux.
Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes À trop vouloir te regarder, J'en oubliais les miennes On rêvait de Venise et de liberté J'aimerais quand même te dire Tout ce que j'ai pu écrire C'est ton sourire qui me l'a dicté.
Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves Tu viendras toujours du côté Où le soleil se lève Et si malgré ça j'arrive à t'oublier J'aimerais quand même te dire Tout ce que j'ai pu écrire Aura longtemps le parfum des regrets.
Mais puisqu'on ne vivra jamais tous les deux Puisqu'on est fous, puisqu'on est seuls Puisqu'ils sont si nombreux Même la morale parle pour eux J'aimerais quand même te dire Tout ce que j'ai pu écrire Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux.
Je l'aime à mourir - Francis Cabrel
Moi je n'étais rien Et voilà qu'aujourd'hui Je suis le gardien Du sommeil de ses nuits Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire Tout ce qu'il vous plaira Elle n'a qu'à ouvrir L'espace de ses bras Pour tout reconstruire Pour tout reconstruire Je l'aime à mourir
Elle a gommé les chiffres Des horloges du quartier Elle a fait de ma vie Des cocottes en papier Des éclats de rire
Elle a bâti des ponts Entre nous et le ciel Et nous les traversons À chaque fois qu'elle Ne veut pas dormir Ne veut pas dormir Je l'aime à mourir
Elle a dû faire toutes les guerres Pour être si forte aujourd'hui Elle a dû faire toutes les guerres De la vie, et l'amour aussi
Elle vit de son mieux Son rêve d'opaline Elle danse au milieu Des forêts qu'elle dessine Je l'aime à mourir
Elle porte des rubans Qu'elle laisse s'envoler Elle me chante souvent Que j'ai tort d'essayer De les retenir De les retenir Je l'aime à mourir
Pour monter dans sa grotte Cachée sous les toits Je dois clouer des notes À mes sabots de bois Je l'aime à mourir
Je dois juste m'asseoir Je ne dois pas parler Je ne dois rien vouloir Je dois juste essayer De lui appartenir De lui appartenir Je l'aime à mourir
Elle a dû faire toutes les guerres Pour être si forte aujourd'hui Elle a dû faire toutes les guerres De la vie, et l'amour aussi
Moi je n'étais rien Et voilà qu'aujourd'hui Je suis le gardien Du sommeil de ses nuits Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire Tout ce qu'il vous plaira Elle n'aura qu'à ouvrir L'espace de ses bras Pour tout reconstruire Pour tout reconstruire Je l'aime à mourir
C'était l'hiver - Francis Cabrel
Elle disait "j'ai déjà trop marché, Mon cœur est déjà trop lourd de secrets, Trop lourd de peines"
Elle disait "je ne continue plus, Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu. C'est plus la peine"
Elle disait que vivre était cruel Elle ne croyait plus au soleil Ni aux silences des églises Même mes sourires lui faisaient peur C'était l'hiver dans le fond de son cœur
Elle disait que vivre était cruel Elle ne croyait plus au soleil Ni aux silences des églises Même mes sourires lui faisaient peur C'était l'hiver dans le fond de son cœur
Le vent n'a jamais été plus froid La pluie plus violente que ce soir-là Le soir de ses vingt ans
Le soir où elle a éteint le feu Derrière la façade de ses yeux Dans un éclair blanc
Elle a sûrement rejoint le ciel Elle brille à côté du soleil Comme les nouvelles églises Mais si depuis ce soir-là je pleure C'est qu'il fait froid dans le fond de mon cœur
Elle a sûrement rejoint le ciel Elle brille à côté du soleil Comme les nouvelles églises Mais si depuis ce soir-là je pleure C'est qu'il fait froid dans le fond de mon cœur
La Corrida - Francis Cabrel
Depuis le temps que je patiente Dans cette chambre noire J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante Au bout du couloir ; Quelqu'un a touché le verrou Et j'ai plongé vers le grand jour J'ai vu les fanfares, les barrières Et les gens autour
Dans les premiers moments j'ai cru Qu'il fallait seulement se défendre Mais cette place est sans issue Je commence à comprendre Ils ont refermé derrière moi Ils ont eu peur que je recule Je vais bien finir par l'avoir Cette danseuse ridicule...
Est-ce que ce monde est sérieux ? Est-ce que ce monde est sérieux ? Andalousie je me souviens Les prairies bordées de cactus Je ne vais pas trembler devant Ce pantin, ce minus ! Je vais l'attraper, lui et son chapeau Les faire tourner comme un soleil
Ce soir la femme du torero Dormira sur ses deux oreilles Est-ce que ce monde est sérieux ? Est-ce que ce monde est sérieux ? J'en ai poursuivi des fantômes Presque touché leurs ballerines Ils ont frappé fort dans mon cou Pour que je m'incline
Ils sortent d'où ces acrobates Avec leurs costumes de papier ? J'ai jamais appris à me battre Contre des poupées Sentir le sable sous ma tête C'est fou comme ça peut faire du bien J'ai prié pour que s'arrête Andalousie je me souviens
Je les entends rire comme je râle Je les vois danser comme je succombe Je pensais pas qu'on puisse autant S'amuser autour d'une tombe Est-ce que ce monde est sérieux ? Est-ce que ce monde est sérieux ? Si, si hombre, hombre Baila, baila
Hay que bailar de nuevo Y mataremos otros Otras vidas, otros toros Y mataremos otros Venga, venga a bailar... Y mataremos otros
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai - Francis Cabrel
Mon enfant nue sur les galets Le vent dans tes cheveux défaits Comme un printemps sur mon trajet Un diamant tombé d'un coffret Seule la lumière pourrait Défaire nos repères secrets Où mes doigts pris sur tes poignets Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai
Et quoique tu fasses L'amour est partout où tu regardes Dans les moindres recoins de l'espace Dans le moindre rêve où tu t'attardes L'amour comme s'il en pleuvait Nu sur les galets
Le ciel prétend qu'il te connaît Il est si beau c'est sûrement vrai Lui qui ne s'approche jamais Je l'ai vu pris dans tes filets Le monde a tellement de regrets Tellement de choses qu'on promet Une seule pour laquelle je suis fait Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai
Et quoi que tu fasses L'amour est partout où tu regardes Dans les moindres recoins de l'espace Dans le moin de rêve où tu t'attardes L'amour comme s'il en pleuvait Nu sur les galets
On s'envolera du même quai Les yeux dans les mêmes reflets Pour cette vie et celle d'après Tu seras mon unique projet Je m'en irai poser tes portraits À tous les plafonds de tous les palais Sur tous les murs que je trouverai Et juste en dessous, j'écrirai Que seule la lumière pourrait... Et mes doigts pris sur tes poignets Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai